[PS1] Resident Evil

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Resident Evil est un survival-horror sur Playstation. L’équipe Bravo a disparu lors d’un crash d’hélicoptère dans les montagnes d’Arklay non loin de la petite ville de Raccoon City. Vous faites partie de l’équipe Alpha chargée de retrouver des survivants. Arrivé à l’épave, une meute de chiens enragés vous oblige à vous retrancher dans un vieux manoir où vous pensez être en sécurité, mais c’est là que le cauchemar va vraiment débuter.

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A vous d’investir la baraque et d’en découvrir tous les mystères aux commandes de l’un des deux personnages au choix. A noter d’ailleurs que le cheminement de Chris est légèrement plus difficile que celui de sa collègue, notamment en raison de son inventaire plus limité.REig

La sacro-sainte règle des bonus à débloquer en fin de partie était déjà valable dans le premier Resident Evil.
Si la trame peut sembler ordinaire, regroupant quelques-uns des poncifs les plus éculés du cinéma d’horreur depuis les années 60, c’est tout simplement parce qu’elle l’est. Ne s’encombrant pas d’une dimension psychologique (ce qu’amènera en revanche Silent Hill quelques années plus tard) ni de quelque prétention subversive ou morale que ce soit (contrairement à certaines oeuvres classiques du grand George Romero, réalisateur auquel doit beaucoup la saga de Capcom), Resident Evil se contente de recycler très efficacement une structure narrative bien connue des cinéphiles et que la série conservera d’ailleurs bien au-delà du premier épisode. Bien-sûr, un certain nombre de révélations et autres retournements de situation viendront consolider et pimenter l’intrigue, mais ce qui compte réellement ici, c’est la volonté des développeurs de s’approcher d’une manière assez inédite du cinéma, notamment en termes de mise en scène, d’ambiance et de narration.

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On n’a ici nullement affaire à un bête shoot de plus à la troisième personne. Resident Evil, c’est avant tout un parfait dosage entre action et aventure, entre combats et exploration. Plus ou moins livré à lui-même à l’intérieur d’un manoir lugubre dont il ne sait rien, le joueur devra trouver le moyen de se frayer un passage, que ce soit à coups de 9mm ou d’esquives bien senties, entre ses ennemis pourrissants afin de récolter indices et objets-clés. Si le jeu, comme ses descendants, a souvent été raillé du fait de la relative simplicité des énigmes qu’il contient, force est de constater qu’elles sont néanmoins présentes, et en nombre conséquent. Ce que l’on retiendra ici, c’est surtout l’originalité – pour l’époque – avec laquelle elles sont amenées (par exemple sur fond de taxidermie, mécanismes d’horlogerie, interprétation musicale, composition chimique…). Le titre, sans être un pur jeu d’aventure à la progression corsée, regorge en tout cas de trouvailles formelles et il serait dommage de le lui enlever. Enfin, on appréciera le rythme très bien étudié, alternant entre extermination de monstres, recherche active, lecture de rapports ou autres mémos et face-à-face avec les boss.

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LES NOTES:

Graphismes
18/20Atteignant un niveau de détail et de réalisme proprement hallucinant pour l’époque, en particulier pour un jeu console, les décors fixes sont tous plus beaux et immersifs les uns que les autres, jouissant en outre d’une certaine variété puisque l’enquête ne s’arrête pas au manoir principal. L’ensemble n’a finalement pas trop mal vieilli en comparaison des autres titres PSOne de cette époque. C’est tout juste si l’on regrettera que les éléments en « véritable » 3D, intégrés un peu artificiellement dans des environnements précalculés, se détachent assez grossièrement de l’image et nuisent par là même quelque peu à la cohérence graphique globale. Enfin, on dénoncera le goût douteux de la personne chargée de choisir les motifs et les teintes des tapisseries du manoir… Un superbe jeu quoi qu’il en soit.

Jouabilité
17/20Difficile de le nier, la maniabilité de Resident Evil manque cruellement de souplesse et nécessite un certain temps d’adaptation avant d’être parfaitement maîtrisée. Une fois dépassée cette première difficulté, on plonge avec délice dans une aventure mêlant parfaitement action gore et exploration minutieuse, et si on n’échappe pas à quelques allers-retours fastidieux, le rythme est suffisamment bon et les événements secondaires assez nombreux pour prévenir toute lassitude prolongée. Les pérégrinations du joueur lui permettront de mettre la main sur d’intéressants joujoux aptes à lui faciliter la vie, tels le magnum ou le lance-grenades, mais le début du jeu reste assez délicat et donne tout son sens au mot « survie ».

Durée de vie
14/20Lors d’une première excursion, comptez entre 7 et 10 heures pour atteindre le bout du tunnel, durée qui par ailleurs deviendra une moyenne récurrente en matière de survival-horror. Une longévité cependant doublée par la présence de deux scénarios indépendants, quoiqu’un peu trop semblables, ainsi que divers bonus à débloquer et trois modes de difficulté. Malgré une certaine faiblesse en ligne droite, la durée de vie s’avère donc en fin de compte plutôt solide, avec en prime un indice de rejouabilité excellent. Et pour ne rien gâcher, c’est un total de 8 fins différentes que le jeu nous propose, en fonction du nombre d’alliés secourus. Cela dit, ne vous attendez pas à huit scènes finales totalement originales.

Bande son
14/20Peut-être le talon d’Achille du jeu, du moins sur le plan de la réalisation. Assez peu nombreux et de qualité moyenne, les thèmes musicaux parviennent néanmoins à soutenir efficacement l’ambiance et à créer une certaine tension lorsque nécessaire. La plupart des compositions se font discrètes, prêtes à surgir dans les moments les plus critiques afin d’ajouter au stress du joueur. Les sons, eux, se révèlent minimalistes même si l’essentiel est assuré. Plus globalement, le jeu sait gérer son environnement sonore, sans que celui-ci soit intrinsèquement génial, en implémentant par exemple habilement de larges plages de silence. On signalera au passage des doublages médiocres. Dommage.

Scénario
15/20Dans l’absolu, l’histoire de ce premier volet n’a rien d’extraordinaire, puisant son inspiration aux sources de la littérature fantastique et surtout du grand écran, dont le jeu semble d’ailleurs se réclamer de bout en bout. La plupart des dialogues sont usés jusqu’à la corde, tout comme les ficelles narratives et les rares pics dramatiques. Mais Resident Evil réussit malgré tout là où nombre de titres ont échoué, en ne se contentant pas de nous balancer sans aucune conviction un scénario famélique aux allures de prétexte. Les scènes cinématiques sont légion et bénéficient d’une mise en scène simple mais soignée, tandis que l’intrigue se voit constamment enrichie au moyen d’une documentation particulièrement fournie et captivante. La naissance d’une véritable mythologie Biohazard…

Note Générale
18/20Resident Evil est une étape majeure dans le processus de rapprochement irréversible entre deux géants culturels, deux médias qui n’ont jamais vraiment cessé de se tourner autour avec intérêt, le jeu vidéo et le cinéma. Mais il constitue aussi et avant tout un excellent titre d’action et d’exploration, un trip horrifique comme il n’en existait pas à l’époque et comme on n’en fait plus vraiment aujourd’hui. Il est enfin celui qui éleva le survival-horror au rang de genre à part entière, rompant avec l’action brute et discontinue, distillant une atmosphère délicieusement glacée, et promettant une tripotée d’affrontements sanglants et de sursauts mémorables. Une réussite esthétique, ludique et cinématographique qui donnera lieu à de nombreuses suites et au moins autant de clones, dont un petit nombre seulement est parvenu à l’égaler. Si un certain Rebirth relancera la donne d’une manière absolument époustouflante, rendons ici hommage à la légende originelle qui le mérite amplement.

Ce classique parmi les classiques est vraiment toujours aussi prenant, le switch entre scènes d’action et les scènes de « réflexion » font de ce jeux un tres bon divertissement. voici nos screens de fin Smile

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Un Commentaire

  1. Je ne l’ai toujours pas dans ma collection … il va falloir que je trouve ca et du coup me faire la serie complete 🙂

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